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L’Anisometropie

 

C’est la condition ou l’amétropie des deux yeux est inégale.

En théorie, une différence de 0.25 Dioptrie représente une anisometropie.

En pratique, on ne parle habituellement d’anisométropie que lorsque celle-ci est significative d’un point de vue clinique (à partir d' 1.00 Dioptrie d’anisométropie sphérique ou dans des méridiens correspondants).

Une anisometropie supérieur ou égale à 1.00 Dioptrie est cliniquement significative car sa non correction peut affecter la vision binoculaire et risque d’entraver le développement visuel du jeune enfant.


Jusqu’à 2 Dioptries de différence entre les deux yeux, l’anisométropie est qualifié de faible, et sa correction ne pose généralement pas de problème. Au-delà de 2 Dioptries d’anisométropie, celle-ci est qualifiée de forte, et sa correction peut poser des problèmes chez l’adulte.

Causes de l’anisométropie : La plupart des anisometropies sont congénitales ou apparaissent pendant la croissance. Les anisometropies congénitales sont celles présentes à la naissance et qui persistent après la période initiale d’emmetropisation.

Les anisometropies de croissances sont celles qui se développent pendant la croissance. Ces anisometropes sont considérées comme héréditaires ( prédéterminées à la naissance). La majorité de ces anisométropies sont axiles ( 95% ou plus).
Certaines anisometropies sont acquises à l’age adulte ; elles sont le plus souvent d’origine pathologique (cataracte nucléaire unilaterale, aphakie, pseudophakie, chirurgie réfractive). De  part leur origine, la plus part des anisometropies acquises à l’age adulte sont des anisometropies de puissance (ceci aura une importance pour le management clinique).

L’anisometroie peux déranger la vision binoculaire qu’elle soit corrigée ou non corrigée :

Problèmes liés à la non correction de l’anisometropie :

 

Le risque existe si l’anisométropie est cliniquement significative, c'est-à-dire supérieur ou égale à 1Dioptrie.

Suppression : Si une anisométropie significatives n’est pas corrigée, il y’aura une suppression centrale de l’œil qui reçois une image floue. Ceci diminuera la qualité de la vision binoculaire. Il y’aura une diminution de la stéreopsie et une baisse de la qualité de la fusion avec le risque de la décompensation d’une déviation latente.

Amblyopie : il y’a risque d’amblyopie si une anisométropie significative n’est pas corrigée avant l’age de 6 ans. Ce risque existe surtout surtout quand un œil est plus hypermetrope
que l’autre. L’anisometropie est la deuxième cause d’amblyopie fonctionnelle après le strabisme.

Strabisme : il y’a risque de strabisme chez l’enfant lorsque une anisometropie significative n’est pas corrigée.
Il est donc essentiel de corriger toute anisometropie significatives supérieur ou égale à 1 Dioptrie pendant l’enfance.

 

problèmes liés à la correction de l’anisométropie

 

la correction de l’anisometropie peut causer des symptômes plus au moins marqués à cause des demandes supplémentaires sur les réserves fusionnelles et de l’aniséiconie. Les sujets peuvent se plaindre de nausée, de diplopie et de difficultés de projection spatiale.

Les symptômes tendent à être plus marqués pendant la lecture à cause de l’effet prismatique verticale, ou lors des taches visuelles qui requièrent de nombreux mouvements oculaires.
Cependant la plupart des sujets sont asymptomatiques s’ils ont été corrigés suffisamment jeunes, ou progressivement. Le risque de non tolérance d’une correction anisométropique augmente avec l’âge, avec les sujets dont c’est la première correction, ou quand la correction est modifiée de manière importante.

 

ELEMENT DE MANAGEMENT DE L’ANISOMETROPIE

 

Lunettes ou lentilles de contact ?

 

Les lentilles de contact ne génèrent pas d’effet prismatique significatif (normalement) car elles restent plus au moins centrées sur la cornée lors des mouvements oculaires. Il n’y’aura donc pas une anisophorie induite. En pratique, contrairement à ce que la taille des images rétiniennes pourrait faire penser, la correction en lentille de contact entraine généralement moins d’aniséiconie perçue que les lunettes.
Les lentilles de contact offrent donc en principe le meilleur mode de correction de l’anisométropie. On peut compenser toute l’anisometropie sans risque de créer des difficultés visuelles. Cependant, il faut considérer les éléments qui conditionnent le succès en lentille de contact : âge et motivation du sujet, tolérance physiologique, etc.

 

Quand une correction lunettes est envisagée

correction totale ou partielle de l’anisémetropie ?

La correction prescrite dépendra de plusieurs facteurs à savoir l’âge du sujet, la correction précédente et le degré d’anisométropie résiduelle, les besoins visuels, les attentes et la personnalité du sujet et le prescripteur !

Anisométropie chez l’enfant

Si une anisométropie est constaté avant l’age de 6 ans, la correction totale de l’anisometropie est nécessaire car le système visuel est encore en développement, et cette correction totale est bien tolérée. Si elle est très importante, une compensation en lentilles de contact pourra être préférable. Une correction totale procure une image  nette à chaque rétine, simultanément favorisant ainsi une bonne stimulation binoculaire pendant le développement visuel.

En cas d’amblyopie dépisté après 6 ans, les avis peuvent diverger sur la necesité de prescrire ou non. Nombre de praticiens pensent qu’il est trop tard pour rééduquer l’amblyopie. Cependant la période critique pour le développement de l’acuité s’étend probablement jusqu à 8 ans et, contrairement à une idée reçue, une amblyopie réfractive peut être rééduqué à tout age.

Anisometropie chez l’adolescent ou jeune adulte

Si  un sujet anisométrope adulte n’a pas de plaintes et ne porte pas habituellement de lunettes on le laisse sans correction.
L’anisocorrection est généralement bien tolérée si le sujet a eu sa première correction assez jeune et on ne modifie pas trop brutalement celle-ci. Un adulte pourra avoir des difficultés d’adaptation s’il s’agit d’une première correction de son anosométropie, ou si on prescrit une augmentation importante de l’anisocorrection par rapport à la correction habituelle.

Si le sujet porte déjà une correction anisométropique, on tient compte de celle-ci. En principe, on corrige l’œil dominant de façon optimale et si on dois augmenter la correction de l’autre œil, on sous corrige la différence par rapport à la correction précédente (il est prudent de ne pas modifier l’anisocorréction de plus d’une dioptrie sans avoir une bonne raison pour cela).

S’il s’agit de la première correction en lunettes, on corrige jusqu à 0.75 Dioptrie d’anisocorrection est en général sans problème, et on évitera de prescrire plus de 2.00 Dioptries d’anisocorection. En principe on corrige l’œil dominant de façon optimale et on sous corrige (éventuellement l’autre œil).

Certains sujets ont de part leur occupation besoin de faire de nombreux mouvements oculaires et seront plus gênes pour un même degré d’ansiocorrection. Par contre, d’autres activités visuelles nécessitent moins de mouvements oculaires et l’adaptation sera facilitée.

 

 

 

 

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