"Il est devenu courant et impuni dans les médias de dénigrer les opticiens en bloc. C’est inadmissible, même si, comme dans toutes les professions, des critiques peuvent être adressées à certains. Les ophtalmos n’ont jamais participé à ces opérations systématiques et refusent d’être utilisés ou instrumentalisés en ce sens." Le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF) a affirmé, hier, 25 novembre son engagement au côté des opticiens face aux attaques médiatiques dont ils sont régulièrement victimes. Et soutient les opticiens favorables à un numerus-clausus à l’accès à la profession
Pour les ophtalmologistes «la majorité des opticiens mérite notre estime et notre confiance. Les ophtalmos s’engagent à soutenir leurs partenaires opticiens contre tous les amalgames.» Cependant, le syndicat note que « certains groupements d’opticiens, chevaliers blancs autoproclamés, ne respectent pas eux-mêmes les textes de façon consciente et répétée, ce qui donne une fausse image de l’opticien» et s’engage «à dénoncer les pratiques abusives et à alerter leurs patients.»
Avant d’ajouter: «l’implication croissante des Complémentaires santé dans le choix des équipements visuels remboursés ne constitue en aucun cas une garantie de meilleur choix pour le patient. Les mutuelles ne peuvent pas indéfiniment et impunément faire passer le remboursement d'un simple bien de consommation pour une authentique garantie santé." Toujours à propos des des mutuelles et des remboursements, les ophtalmologistes s’interrogent : «peuvent-elles vraiment se plaindre que leurs affiliés comprennent leur contrat comme un droit à dépenser? une somme budgétisée à l’avance ?"
Les ophtalmologistes analysent le marché de l’optique en notant qu’avec 2 200 opticiens formés chaut année «la démographie opticienne est trop pléthorique pour ne pas fragiliser la profession.» Dans cette perspective, le SNOF indique qu’il «soutient la grande majorité des opticiens dans leur démarche pour obtenir des pouvoirs publics l’adoption d’un numerus clausus pour le diplôme d’opticien. Se doter d’une certification, garante pour le client des bonnes pratiques dans leur secteur.» Et le syndicat de conclure «la profession d’opticien y gagnerait en indépendance et en qualité.»
Source : l’opticien lunetier
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