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Maroc : Les espoirs de la vision

 

Les déficiences de la rétine dues au vieillissement sont devenues un problème de santé publique pour plusieurs pays développés. La dégénérescence maculaire augmente le nombre de malvoyants et d’aveugles.
La rétine, plus fine qu’une carte à puce, est une partie très précieuse de l’œil. Elle se compose d’une cinquantaine de types de cellules spécialisées et a pour rôle, la transformation des rayons lumineux qui arrivent à la pupille en impulsions nerveuses transmises au cerveau.

Lorsque cet organe se détériore, c’est la malvoyance ou carrément la cécité.

Le fléau des pays riches à la population vieillissante devient désormais, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). La zone centrale de la rétine, appelée macula, se détruit progressivement.

Les pays en développement, par contre, souffrent plutôt de cataracte ou de glaucome.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, aggravée par le tabagisme, touche 10% de personnes dont l’âge dépasse 50 ans et 25% des plus de 80 ans.

Au début de la maladie, on ressent une gêne oculaire, puis la vision commence à baisser. Pendant la lecture, des lettres ou des mots entiers se dérobent et les images se déforment. Il devient vite impossible de lire, de regarder la télévision ou de conduire. Dans la forme la plus grave de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, l’acuité visuelle baisse si vite que la vision centrale est perdue en quelques mois et de façon irréversible.

Actuellement, certains traitements permettent de limiter la dégénérescence de la rétine : Chirurgie, photo coagulation au laser, thérapie photodynamique, mais seuls 30% des patients, atteints par la forme la plus grave, peuvent en bénéficier.

La rétine possède deux types de photorécepteurs : les cônes et les bâtonnets. La dégénérescence se traduit par la destruction progressive des bâtonnets suivie de celle des cônes. Or, une bonne vision nécessite un minimum de 50% des cônes lesquels sont maintenus en vue par un facteur appelé RdCVF, secrété par les bâtonnets. Sans ce facteur, les cônes meurent.

Après maintes expériences, les chercheurs ont pu arriver à protéger les cônes d’une souris pendant deux semaines, et ce, en lui injectant le RdCVF dans l’espace sous rétinien. C’est un véritable espoir de traitement pour l’homme, si l’adaptation de la thérapie à l’homme s’avère efficace.

 

 

 

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