a

Urgences ophtalmologiques : attention les yeux !

 

Qu’il s’agisse d’un accident ou d’une infection, un œil rouge ou douloureux justifie une consultation en urgence car il faut souvent agir au plus vite pour limiter les risques de perte d’acuité visuelle. Dans la plupart des cas, la meilleure parade demeure encore la prévention.

Une protection rapprochée
Nos yeux, organes précieux et fragiles, sont protégés par les orbites dans lesquelles ils sont enchâssés, par les sourcils, les cils et les paupières. Les larmes les humidifient en permanence. De plus, ils produisent des anticorps contre les attaques microbiennes. Malgré tout, ils ne sont pas à l’abri d’un accident ou d’une infection, qui justifient souvent une consultation en urgence.

L’œil rouge, une urgence ?
Un œil rouge, c’est souvent une banale conjonctivite, inflammation de la muqueuse qui recouvre l’intérieur des paupières et la surface du globe oculaire. Il n’empêche que c’est gênant, voire douloureux et qu’un ophtalmologiste doit examiner l’œil rapidement, le jour même ou le lendemain, pour faire un diagnostic et prescrire le traitement approprié. Car il y a conjonctivite et conjonctivite. Selon qu’elle est bactérienne (œil purulent, sensation de gêne), virale (œil larmoyant, plus ou moins douloureux), ou allergique (larmoiement, démangeaisons), le traitement n’est pas le même.
Les conjonctivites d’origine virale sont les plus sérieuses car elles sont très contagieuses (adénovirus) et parfois graves (virus de l’herpès).
En attendant le rendez-vous, laver l’œil avec du sérum physiologique et le collyre préconisé par le pharmacien le cas échéant. En revanche, il ne faut jamais réutiliser en automédication un collyre, même non entamé.

Un corps étranger dans l’œil
Une poussière, un cil, un grain de sable ? Superficiels, ces corps étrangers partiront le plus souvent avec un lavage au sérum physiologique. Mais lorsque l’intrus a pénétré plus profondément ou que l’on ne réussit pas à le retirer, une consultation en urgence s’impose. C’est encore plus vrai si c’est un éclat métallique. Car le métal rouille et cette rouille est dangereuse pour l’œil. Après l’instillation de gouttes anesthésiantes, l’ophtalmologiste localise et retire le fragment sous l’éclairage d’une lampe à fente. Plus l’indésirable est enlevé tôt, meilleure sera la cicatrisation. Car il restera souvent une cicatrice qui pourra diminuer l’acuité visuelle si elle se situe dans l’axe de vision.
D’où la nécessité de porter des lunettes de protection dès que l’on pratique une activité comportant un danger de projection de particules dans l’œil : meulage, sciage, décapage d’un meuble, etc.

Une substance toxique
En cas de projection d’un produit dans l’œil (eau de Javel, nettoyant pour WC…), et avant de se rendre aux urgences, il faut immédiatement laver l’œil à grande eau, pour éliminer le maximum de produit. Les suites dépendent de sa nature. Une substance comme la soude peut avoir des conséquences à retardement et une surveillance ultérieure sera indispensable.

 

Traumatismes : mieux vaut prévenir
Les conséquences d’un traumatisme (branche d’arbre, balle ou ballon, bouchon de champagne, accident de la route…) sont fonction de la violence du choc et de la taille de l’éventuel projectile.
Fracture de l’orbite, éclats de verre… à voyager non attaché on risque de perdre un œil lors d’un accident de la circulation, même si les pare-brise feuilletés limitent les dégâts. « On n’insistera jamais assez sur l’intérêt du port de la ceinture de sécurité, y compris en agglomération », souligne le Dr Earith, ophtalmologiste à l’hôpital Foch de Suresnes.
Côté sports, les jeux de balle sont plus dangereux que les sports de contact. La balle de golf, sport par ailleurs paisible, est la plus redoutable, en raison de sa dureté, de la vitesse à laquelle elle est projetée et surtout de sa taille. Alors qu’une balle de tennis sera arrêtée par l’orbite, la balle de golf peut venir s’y loger, frappant directement l’œil. Une seule solution : le port de lunettes spéciales lors de la pratique de sports tels que le squash, le polo ou le golf.

 

Les risques inattendus de la piscine
Si l’eau de la piscine est néfaste pour les yeux, ce n’est pas en raison du chlore, mais des amibes (parasites) qu’elle contient. Amibes avec lesquelles nous cohabitons habituellement sans problème mais qui peuvent exceptionnellement être à l’origine de la perte d’un œil. Le risque est accentué par le port des lentilles de contact, qui peuvent entraîner des petites altérations de la cornée (membrane transparente située devant l’iris). Les amibes en profitent pour y pénétrer, provoquant une kératite (inflammation de la cornée). Les symptômes sont une intense douleur, une rougeur et des sécrétions apparaissant dans les heures qui suivent la baignade. Non diagnostiquée à temps, la kératite amibienne peut se compliquer d’une cataracte, d’un glaucome, voire d’une panophtalmie, c’est-à-dire d’une inflammation purulente de l’œil. Cette kératite est très difficile à guérir, même avec le traitement adapté (des antibiotiques spécifiques).
Alors, porteurs de lentilles, enlevez-les lorsque vous vous baignez en eau douce (piscine, lac, rivière). Certes, la kératite amibienne est très rare, mais suffisamment grave pour que l’on prenne les devants. Rattrapez-vous en mer où vous pouvez porter vos lentilles sans autre risque que celui de les perdre.

 

Myopes : attention au décollement de rétine
Un décollement de rétine (séparation de la rétine et du feuillet sous-jacent du fond de l’œil) peut être consécutif à un choc ou à une opération de la cataracte. Mais il arrive aussi qu’il se produise spontanément, le plus souvent chez les myopes dont la rétine, amincie, est plus fragile. Il est parfois annoncé par des « flashes » lumineux ou des « mouches » devant les yeux. La vision diminue brutalement, avec une impression de voile noir et la perte d’une partie du champ visuel. Très souvent, il sera nécessaire de recourir à la chirurgie en urgence. « Les résultats sont souvent bons, mais pas toujours constants », remarque le Dr Earith.
Pour les myopes, la meilleure des préventions demeure donc une surveillance tous les deux à trois ans. L’examen dit « au verre à trois miroirs » permet de repérer les minuscules trous et déchirures de la rétine, qui seront traités par laser, sous collyre anesthésiant, en quelques minutes.

Les brûlures liées au soleil
À regarder le soleil en face, on risque de se brûler les yeux, chaque éclipse nous le rappelle. Moins grave, mais très douloureuse, l’ophtalmie dite des neiges est due à l’action des ultraviolets sur des yeux non protégés et favorisée par la réverbération du soleil sur une surface réfléchissante (neige, mer). C’est une inflammation de la conjonctive et de la cornée (kératoconjonctivite). Quelques heures après l’exposition au soleil, l’œil est rouge, très douloureux et ne supporte pas la lumière. Il faut alors s’en abriter et consulter un ophtalmologiste. L’œil risque de garder la trace de cette brûlure de longues années ; il craindra alors le soleil, et même une faible luminosité lui sera insupportable. Pour éviter d’en arriver là, la parade est simple. Elle consiste à porter de bonnes lunettes de soleil ou des lentilles filtrant les ultraviolets.

Source : essentielsanté


 

 

 

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

 

Ajouter à vos favoris /Marocoptic (C) 2010 opticiens du Maroc/ info@marocoptic.com