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Chirurgie des yeux: questions fréquentes

 

Quelles sont les contraintes pré-opératoires ?

Des examens pré-opératoires et une phase de réflexion sont obligatoires avant la décision !
Le port des lentilles est stoppé.

Qui peut être opéré ?

Tous les patients désireux de réduire ou de supprimer leur correction optique :
• les myopes mais aussi les hypermétropes,
• les myopes, les hypermétropes, les astigmates et les presbytes,
• les plus âgés,
• les femmes avant leurs grossesses,
• les porteurs de lentilles de contact,
• les sportifs, les intellectuels,…
• les matures après 50 ans qui portent des lunettes de loin et de près,
• les presbytes qui ne portent des lunettes que pour la lecture après 50 ans,
• les presbytes à port de lunettes constant de loin et de près.  

Quand enlever les lentilles de contact ?

Le port des lentilles de contact est arrêté quelques jours à quelques semaines avant l’opération.
1 à 3 jours suffisent pour les lentilles souples ; 3 à 15 jours sont nécessaires pour les lentilles dures ou flexibles.

Le port des lentilles de contact est-il possible après l’opération ?

Cette question est habituelle lors de l’entretien préalable avant l’opération !
L’objectif de l’opération n’est pas d’envisager cette éventualité.
Cependant, si le cas se pose, le port des lentilles est possible à distance de l’opération.
La réponse est identique pour des lentilles colorées esthétiques.

L’opération est-elle douloureuse ?

Non. L’acte opératoire n’est pas douloureux.
L’anesthésie réalisée par instillation de gouttes est suffisante pour ôter toute sensation douloureuse tant au cours de la découpe chirurgicale que pendant le tir laser ou au cours de l’ouverture cornéenne et la mise en place de l’implant.
Dans les heures qui suivent l’opération, l’oeil est sensible et larmoyant.
Dès le lendemain, la sensibilité a disparu.
Dans de très rares cas, la sensibilité ou le larmoiement persistent plusieurs jours.
Les traitements post-opératoires sont débutés rapidement après l’opération le jour même de l’opération.

Qui sont les demandeurs habituels ?

La demande pour la chirurgie réfractive ou chirurgie de la vision est en constante augmentation.
La multiplicité des techniques a élargi les demandes à l’ensemble de la population et surtout pour la chirurgie après 50 ans.
Les porteurs de lentilles de contact sont les premiers volontaires surtout s’ils ne supportent plus leurs lentilles.
Les sportifs sont demandeurs surtout s’ils pratiquent des sports nautiques.
Les demandes sont en fait diverses, allant du simple confort à l’esthétique, en passant par certaines indications professionnelles. Il faut toutefois savoir que souvent la chirurgie réfractive ne donne pas accès à toutes les aptitudes professionnelles ou dans certains cas seulement après un délai de 1 à 2 ans (exemple ; les hôtesses de l’air et leur aptitude à naviguer).
La demande pour la chirurgie de la presbytie s’est accrue depuis la qualité de la vision des implants multifocaux.

Quelles sont les contre-indications à l’opération ?

La myopie est opérée après l’âge de 20 ans.
Une myopie évolutive n’est pas traitée au risque de la voir réapparaître.
Il y a des contre-indications locales dépistées lors de l’examen préalable ; les anomalies de courbure de la cornée sont recherchées et dépistées par les cartographies cornéennes.
Le kératocône est une maladie du tissu élastique de la cornée : il donne des images topographiques typiques ou parfois seulement frustres. Il est une contre-indication à la chirurgie cornéenne de type lasik.
Des troubles de la structure de la cornée ou des cicatrices d’infection ou de traumatisme exposent parfois à des difficultés techniques. (Cicatrice d’ulcère).
Des maladies inflammatoires ou dégénératives, rétiniennes ou du nerf optique peuvent être des contre-indications à des chirurgies endoculaires.
Il existe certaines contre-indications générales liées à des maladies générales ou des traitements au long cours.
Des maladies rétiniennes ou des antécédents de décollement de rétine doivent être pris en compte.    

Les 2 yeux sont-ils opérés en même temps en chirurgie cornéenne ?

Depuis 1998, les chirurgiens français expérimentés ont pris l’habitude d’opérer leurs patients selon une procédure de chirurgie « lasik en 1 temps ». Les 2 yeux sont donc opérés au cours de la même séance opératoire.
Cette manière de procéder n’est que le reflet d’une pratique courante aux Etats Unis depuis de nombreuses années. Certains chirurgiens préfèrent rarement encore opérer en 2 temps.
La standardisation de la technique, l’expérience du chirurgien et des équipes, la rareté des complications, l’absence de complications propres à la procédure bilatérale, la rapidité du retour à la vision, sont autant d’arguments en faveur de l’opération des 2 yeux en même temps.
Le risque par oeil d’une complication grave n’est pas plus élevé pour une opération des 2 yeux que si l’opération est réalisée à plusieurs jours d’intervalle.

Pourquoi en chirurgie des implants opère-t-on un oeil après l’autre ?

Dès que l’oeil est ouvert et que la chirurgie se pratique à l’intérieur de l’organe, il y a un risque infectieux qui s’oppose à la réalisation d’une opération des 2 yeux dans le même temps.
Dans certains pays, la chirurgie de la cataracte est réalisée en 1 fois pour les 2 yeux.
Certains chirurgiens posent des implants de chambre antérieure myopiques sur les 2 yeux au cours de la même séance opératoire.
La chirurgie du cristallin ou des implants comme pour la cataracte nécessite habituellement un délai de quelques jours entre les 2 yeux.

L’opération est-elle efficace ?

Votre chirurgien doit répondre à cette question pour chaque opéré.
Cependant, toute opération envisagée a pour but d’obtenir une efficacité telle que le port des lunettes n’est plus nécessaire.
Le taux de satisfaction des opérés est d’autant plus élevé que les critères préopératoires d’évaluation ont été parfaitement respectés.    

Quel est le but de l’opération ?

Le but théorique de l’opération est de donner une vision sans lunettes suffisante pour obtenir une autonomie dans la vie courante qu’il s’agisse de la vue de loin pour le myope ou de l’astigmate ou de la vue de près du presbyte.
L’objectif théorique est d’obtenir une réduction du trouble réfractif voire une suppression complète.
L’objectif du chirurgien est toujours aussi élevé que les souhaits de l’opéré.
Toutefois, son rôle consiste à cerner les possibilités afin de fixer des objectifs réalistes.

L’opération par lasik peut-elle être recommencée ?

- Si la procédure doit être interrompue pendant le traitement pour des raisons de sécurité ou de matériel, le traitement peut être recommencé dans un délai variable. La complexité des systèmes utilisés qu’il s’agisse du microkératome ou du laser impose des étapes de contrôle au cours desquelles le chirurgien peut décider
d’interrompre le traitement.

- Si le résultat définitif quelques semaines ou mois après l’opération est insuffisant avec persistance d’une anomalie résiduelle, un nouveau tir laser peut être réalisé si les conditions oculaires le permettent. L’épaisseur et l’analyse topographique de la cornée sont des critères de la décision. Le traitement ne nécessite alors pas une nouvelle découpe de la cornée. Cette « retouche » est habituellement faite entre le 1er et le 6e mois.

Une nouvelle opération est-elle envisageable ?

- Plusieurs années après une opération de la myopie par une technique « laser excimer », « lasik », « kératotomie radiaire », « anneaux intra-cornéens »… une opération par « lasik » ou par une technique d’implant est possible.
Une analyse préalable précise évalue les possibilités chirurgicales.

L’évaluation définitive post-opératoire

Vers le 3e mois, le chirurgien évalue la cornée, les fonctions visuelles et apprécie le taux de satisfaction de l’opéré.
Pour les techniques d’addition d’un implant, l’évaluation est faite vers le 30e jour post opératoire.

 

 
 

 

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