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Erreurs de réfraction et basse vision

 

Définition

Les rayons lumineux pénétrant dans l’oeil rencontrent plusieurs surfaces de réfraction : face antérieure et postérieure de la cornée, face antérieure et postérieure du cristallin. L’oeil est donc un système optique complexe composé de plusieurs dioptres, dont la puissance totale de convergence est d’environ 60 dioptries. Un oeil porteur d'un vice de réfraction est un œil amétrope et l’image d’un objet situé à l’infini ne se forme pas sur la rétine et celui-ci est donc vu flou. Les principales amétropies sont la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Aux déficiences visuelles dues aux vices de réfraction qui surviennent naturellement et qui ne sont pas corrigées par une correction optique, s’ajoutent la correction optique inadaptée de l’aphakie, qui serait également une cause non négligeable de déficience visuelle dans les pays en développement.

Pour la basse vision, les deux définitions suivantes sont utilisées :
• (OMS) La basse vision est une acuité visiuelle inférieure à 3/10 et supérieure ou égale à 1/20 du meilleur oeil avec la meilleure correction.
• (Centres de basse vision) une personne avec une basse vision est quelqu'un qui a une déficience visuelle fonctionnelle même après traitement et/ou une correction optique standard, et qui a une acuité visuelle inférieure à 3/10 à la perception lumineuse, ou qui a un champ visuel résiduel inférieur à 10° du point de fixation, mais qui utilise ou est potentiellement apte à utiliser cette vision pour planifier et/ou exécuter une tâche pour laquelle la vision est essentielle.

Ampleur

Actuellement, il est impossible de savoir quel le poids des vices de réfraction non corrigés dans la prévalence globale des déficiences visuelles car elles ne sont pas comptabilisées dans les différentes enquêtes épidémiologiques servant à établir les statistiques mondiales. Une revue de littérature mondiale est en cours à l'OMS pour essayer de le quantifier et il semble que leur poids soit environ le double des déficiences visuelles relevées dans les causes majeures de déficience visuelle en 2002. A terme cela permettra d'affiner les statistiques mondiales sur les déficiences visuelles. Éventuellement de réorienter les priorités ou d'adapter les stratégies de prévention et de lutte contre les déficiences visuelles. Dans certaines régions du monde, en particulier les moins développée, l'insuffisance de l'offre de soins oculaires fait que la population n'a pas accès à la correction optique de ses vices de réfraction.

Prévention et traitement

Il n'existe pas actuellement de prévention à l'apparition des vices de réfraction. La seul traitement possible est la correction optique qui est un traitement oculaire très simple et très efficace. Pour ce faire de vastes programmes de dépistage des vices de réfraction doivent être mis en place. Ce dépistage doit s'accompagner du développement d'infrastructures logistiques pouvant assurer l'approvisionnement en lunettes de qualité à un coût abordable, surtout dans les régions mal desservies. Dans les pays en développement, il faut en plus former le personnel en nombre suffisant au dépistage et à la correction des vices de réfraction.


Source : OMS

 


 

 

 

 

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