Une proposition de loi visant à reconnaître l’optométrie déposée par Jacqueline Panis, sénateur UMP de la Meurthe-et-Moselle, a été enregistrée à la présidence du Sénat le 2 juin. Elle vise également à autoriser le dépistage par les optométristes avec obligation d’orientation vers les ophtalmologistes.
Selon cette proposition, la formation d’optométriste, sanctionnée par un examen, doit reposer sur l’enseignement des « matières optométriques de base (technologie des lunettes et lentilles, dépistage et examen des conditions oculaires anormales), un enseignement sur les matières médicales (pharmacologie, pathologie…) et un stage en milieu professionnel effectué sous la responsabilité d'un ophtalmologiste ou d'un optométriste qualifié. » Contrairement à celle déposée il y a près d’un an à la présidence de l’Assemblée nationale, la proposition de loi n’envisage pas de restriction pour les – de 16 ans, note un spécialiste du dossier.
Rappelons que chaque année, les sénateurs déposent, en moyenne, une centaine de propositions de loi. Cependant, un nombre limité d'entre elles entrent effectivement en vigueur. Il n’en demeure pas moins que près de 20 % des lois sont issues de propositions parlementaires, qu'elles aient été déposées par un sénateur ou un député. Elles peuvent aussi être transformées en amendements aux projets de loi. Enfin, toute proposition de loi doit être examinée successivement par les deux assemblées du Parlement en vue de l'adoption d'un texte identique.