S’inscrivant en droit fil des Hautes Orientations Royales, des principes de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et de la déclaration gouvernementale, la stratégie du ministère de la Santé publique met au cœur de son action deux priorités fondamentales : faciliter l’accès aux soins des catégories défavorisées et réduire le coût des soins et des médicaments.
Lors de la présentation dernièrement de cette stratégie devant le Conseil de gouvernement, la ministre de la Santé, Mme Yasmina Baddou, a souligné également l’ambition poursuivie par son département aux fins d’assurer une coordination efficace et méthodique entre les différents établissements de santé à travers le Royaume, élaborer une carte nationale de la santé, initier une nouvelle approche en matière de gestion des ressources humaines, mettre en œuvre et élargir le régime d’assistance médicale.
A travers cette stratégie de renouveau, le gouvernement de Sa Majesté dit clairement sa volonté affirmée de répondre à bien des déficits patents.
Ceux-là mêmes qui se déclinent, notamment, en termes d’une faible couverture médicale à travers quelque 46 médecins pour 100.000 habitants (44% d’entre eux concentrés dans l’axe Rabat-Casablanca) et qui touche moins de 1/10 de la population de 44 pour 1000, une insuffisance des ressources allouées au secteur avec près de 1,2% du PIB consacrés aux dépenses de santé,... font que le secteur de la Santé au Maroc est, de nos jours, loin de répondre aux besoins fondamentaux de la population.
Parer aux dangers de ces déséquilibres, le gouvernement de Sa Majesté entend ainsi mettre les moyens, étant convaincu que notre contexte ne devrait plus être de ceux qui autorisent l’exposé des réalités sanitaires et épidémiologiques sans en tirer les conséquences qui, d’urgence, s’imposent.
L’annonce de la nouvelle stratégie sanitaire pose donc avec acuité les priorités concernant l’intégration du développement sanitaire et humain dans la politique générale, l’accès équitable aux services de santé ainsi que la prévention et la maîtrise des problèmes de santé comme déterminants essentiels dans la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion sociale.
Elle pose également l’acuité de promouvoir un système sanitaire efficient, de promouvoir les politiques de partenariat et de proximité. En somme, une approche s’inscrivant incontestablement dans un schéma moderne qui concilie une généralisation équilibrée de la consommation de soins avec les exigences d’efficacité, de performance et de maîtrise des coûts.
Une telle stratégie est dictée - faut-il le souligner - par une forte demande à l’heure actuelle, de protection et d’amélioration sanitaire de la population admettant de moins en moins que les services, et plus particulièrement les soins de santé de base, ne soient pas disponibles pour tout le monde et qu’ils ne soient pas à la portée de ceux qui en ont le plus besoin.
A travers la panoplie de mesures ainsi mises en place, le cadre d’action au titre du prochain quinquennat 2008-2012, est donc tout tracé. Un chantier d’envergure à travers lequel l’équipe gouvernementale entend donner une connotation vivace à l’entreprise de développement.
Une orientation dont le leitmotiv passe par le combat visant à gagner la bataille du développement et rendre concrets les objectifs du millénaire, s’agissant plus particulièrement de la généralisation des soins de santé, la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant, la réalisation d’une offre sanitaire équitable aussi bien entre les régions qu’entre les milieux urbain et rural ainsi que la prise en charge des maladies chroniques.
Là est le véritable défie
L’opinion