a

Notre système de santé est malade : Yasmina Badou va tout changer en 6 mois !

 

On savait depuis des lustres que le secteur de la santé souffrait de multiples maux : mauvaise gestion, gaspillage, pénurie de personnels, structures inadaptées, qualité de soins approximative, formation, mauvaise répartition des moyens existants, médicaments, financement, centralisation outrancière, clientélisme, favoritisme, démotivation des personnels. Bref la liste des maux qui minent le secteur de la santé est tellement longue qu’il faudrait toutes les pages de ce journal pour en dresser tout le contenu.

La ministre de la santé Yasmina Badou a tout compris, elle a réussi a mettre le doigt sur les multiples plaies dont souffre le secteur de la santé et compte tout mettre en œuvre pour redorer l’image de marque de son département dans 6 mois, un pari difficile, mais comme dit l’adage ce que femme veut, femme peut. Rendez- vous est donc pris dans 6 mois pour une première évaluation.


Des soins de qualité et à un accueil qui respecte la dignité du malade

Lors de la présentation des différents axes de la nouvelle stratégie du ministère de la santé (2008-2012) La ministre de la Santé n’a pas marché ses mots pour reconnaître devant les médias que les maux qui rongent le secteur de la santé sont légion.
Un diagnostic précis a été fait, mettant à nu tous les problèmes qui nuisent au développement harmonieux de la santé dans notre pays. Les principales causes identifiées peuvent se résumer en 10 points: mauvais accueil des patients, qualité des soins qui laisse à désirer, pratiques frauduleuses et honteuses, mauvaise gestion, délais d’attente long, urgences, médicaments, réparation équitable des moyens…

La ministre de la Santé compte tout mettre en œuvre afin de mettre un terme aux multiples dérapages qui caractérise le secteur de la santé. La stratégie élaborée par son département vise justement à moraliser le secteur de la Santé, à assurer l’équité de l’offre de soins entre régions et entre les milieux rural et urbain et à faciliter l’accès aux soins pour les plus démunis et pour la population rurale.

Yasmina Badou veut concilier les citoyens avec les structures de santé, elle espère par ses multiples actions redonner et rétablir la confiance du citoyen à l’égard de certains établissements sanitaires. Pour atteindre ces objectifs la stratégie 2008-2012 accorde une grande importance à l’amélioration de l’accueil au niveau de toutes les structures de santé, de tous les services hospitaliers, une approche qui vise a mieux communiquer avec les patients et leurs familles grâce à plus d’écoute et de meilleures informations, les urgences doivent s’humaniser, mieux s’adapter aux réels besoins de notre population, la propreté des hôpitaux doit être exemplaire, l’équité et la disponibilité des médicaments doivent pouvoir profiter à toutes les régions et à tous les citoyens, réduire le coût des soins de santé et des médicaments et la part supportée par les ménages dans le financement de la santé à moins de 25% à l’horizon 2015, tout en assurant la prise en charge totale des maladies de longue durée, sont également inscrits dans cette stratégie.


Six mois pour atteindre les objectifs

Les nouveaux délégués ainsi que les directeurs fraîchement nommés auront six mois pour faire leurs preuves. Les choses commencent à se corser, et il ne fait plus bon être directeur d’hôpital ou délégué du ministère de la Santé. Il faut dire qu’un certain nombre parmi ces responsables sont pour beaucoup dans la faillite de notre système de santé. Certains délégués par exemple doivent leur poste à des pistons. Il en est de même pour certains directeurs d’hôpitaux qui ne sont là que parce que celui-là est le frère de tel ministre, l’autre le copain d’un autre, sans oublier les nominations partisanes. Alors si changement il y a, celui-ci doit d’abord mettre un terme définitif à ces anomalies qui n’ont que trop duré. C’est bien beau de combattre la corruption au sein des hôpitaux, mais on devrait aussi combattre les coups de piston qui sont aussi une forme de corruption car quelqu’un qui n’a pas de capacité pour gérer, qui n’a pas de mérite pour diriger, celui ne pourra pas exceller et donc fatalement il nuira beaucoup plus.

Quoiqu’il en soi les chose étant ce qu’elles sont les nouveaux délégués et directeurs d’hôpitaux auront six mois pour montrer ce dont ils sont capables. Au terme de ce délai décidé par la ministre de la santé, leurs sorts sera scellé, ceux qui auront donné satisfaction seront confirmés dans leurs postes et ceux qui auront démérité seront tout simplement remerciés. Yasmina Badou a été catégorique : «Lors de la réunion que j’ai eue avec les nouveaux délégués, mardi dernier, des lettres de mission leur ont été remises avec un délai de six mois. Si avec les moyens qu’on a mis à leur disposition ils arrivent à enclencher le changement escompté, ils continueront à occuper leurs postes». Autrement, ils seront remerciés.

De la responsabilité des uns, mais aussi de celle des autres



Il ne fait aucun doute que la ministre de la Santé va s’attacher à tout mettre en œuvre pour les chose puissent réellement changer, elle va tout entreprendre ici et là afin de remédier à une situation qui n’a que trop duré, Yasmina Badou est connue pour être une fonceuse, une bosseuse. La tâche ne lui fait pas peur et elle peut aisément réussir là où des hommes se sont cassés le nez.

Maintenant que les choses paraissent un peu plus clairs, que les délégués et les directeurs d’hôpitaux savent à quoi ils doivent s’attendre, ne serait-il pas judicieux de cerner la problématique dans sa globalité. En d’autres termes, ne faudrait-il pas aussi se pencher sur le rendement, la valeur ajoutée de tous les responsables du département de la santé dont certains sont là depuis des décennies à se la couler douce en profitant de plusieurs avantages.

S’il est légitime de vouloir moraliser le secteur de la santé, l’exemple doit venir d’en haut. Par ailleurs, il faut avoir présent à l’esprit que les véritables maux dont souffre le secteur de la santé sont inhérents à ses personnels, c’est-à-dire que quelle que soit la bonne volonté d’un directeur d’hôpital, quelle que soit sa compétence ou sa probité, il ne pourra pas changer grand chose quand il gère des brebis galeuses habituées aux pratiques mafieuses, des individus prêts à tout pour nuire à ceux qui veulent les empêcher de traficoter.
Un directeur d’hôpital ne va pas se disputer chaque jour avec ceux qui viennent en retard, ou celles qui viennent à 11 heures pour repartir à midi, comme il ne pourra pas faire l’agent de police et être derrière chaque médecin ou infirmier, de jour comme de nuit, c’est du délire.

A cet effet, il s’agit de mener une grande opération d’assainissement, de mobiliser les bonnes volontés, de confier la responsabilité des services à des praticiens capables d’en faire bon usage, de nommer des majors de service qui ont les profils pour ce type de gestion, de motiver les personnels de santé, d’accorder des primes de responsabilité et de rendement aux plus méritants. Dans tous les cas de figure un ministre seul ou (seule) ne pourra pas grand et comme dit l’adage une hirondelle seule ne fait pas le printemps, il est indispensable que tout le monde contribue a cette stratégie, à cette vision qui est une approche pleine d’espoir, dans tous les cas de figure chacun devra assumer ses responsabilités.

Vous voici prévenus mesdames et messieurs les délégués et directeurs des établissements de santé, aucune dérogation ne sera accordée, seule la méritocratie va prévaloir. Il va falloir se mettre au boulot, retrousser vos manches et mettre vos mains à la pâte, fini le temps des vacances, du laisser aller, du je m’en foutisme, il faut donner l’exemple de la droiture, de la rigueur, de la probité, il faut faire preuve d’altruisme et accomplir la mission avec abnégation et amour, faute de quoi, c’est il faut laisser la place à ceux qui veulent travailler, à celles et ceux qui veulent œuvrer pour le plus grand bien des malades et de notre pays.

Al bayane

 

 

 

 

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

 

Ajouter à vos favoris /Marocoptic (C) 2010 opticiens du Maroc/ info@marocoptic.com